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 Avec un soupçon de vanille

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Vanille

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MessageSujet: Avec un soupçon de vanille   Mer 5 Mar - 2:07

Prénom: Mon vrai prénom, celui que j’écrivais sur mes papiers quand j’étais encore à l’école, c’était Vanessa. Oh, mais je n’ai pas changé de nom en cours de route. Il y a certaines choses qui changent, cependant, comme le nom par lequel on me désigne. Dans mon entourage, la plupart des gens ont fini par m’appeler Vanille. Pourquoi Vanille, me demanderez-vous? D’une part pour ma couleur de cheveux, d’une autre pour ce qu’on pourrait appeler une légère addiction aux gouts sucrés.

Nom: Allen. Que dire de plus? Je ne viens pas exactement d’ici de toute façon, et j’ai laissé derrière moi le passé dont fait partie ma famille. Oh, je suis en bon termes avec eux. Nous ne nous sommes pas disputés, depuis les quatre dernières années, où nous nous sommes quittés de vue.

Âge: J’ai vingt-deux ans. J’aurais pu vous dire qu’une femme ne dit pas son âge aux gens qui la lui demande, mais voilà, je n’ai pas envie de passer la journée sur cette chaise.

Sexe: Hem. Permettez-moi de douter de la virilité de l’homme qui se présentera sous le surnom de « Vanille » pour un moment. Oui. Splendide. Maintenant, à moins que vous ayez du sable dans les yeux, et de la craie dans les oreilles, vous vous douterez, à ma tête, et à ma voix que je suis une femme. Et sinon, ma garde-robe et le reste de mon corps ne trompe pas…

Origine ethnique / nationalité : Mon père est britannique, ma mère est française. Ils ont tous les deux déménagé dans ce pays… mais dans une ville différente. Loin, très loin d’ici. Mais bref, je suis né en Angleterre, et j’y suis resté peut-être quelques années tout au plus. Je n’ai pas exactement eu le temps de prendre grand-chose de cette culture, me dira-t-on. On dit que j’ai un faible accent, mais qu’il est tout à fait charmant.

Orientation sexuelle: Question intéressante plus ou moins pertinente à mon gout, je dois dire. Enfin, je suis… ouverte. Je préfère généralement être en présence des hommes, mais comme j’aime les nouvelles expériences… C’est un sujet que je préfère ne pas trop aborder avec des hommes en cravate qui notent chacun de mes mots, vous voyez?

Classe sociale: Difficile à dire. Je ne suis clairement pas une femme riche, mais… d’un autre côté, je ne suis définitivement pas pauvre. Cela dépend des suppléments que je retire la nuit… Eh oh! Ce n’est pas du tout de ce genre de choses que je parle!...

Profession: …Je ne suis pas une… hem. Bref, le jour, je suis généralement une vendeuse dans une boutique de vêtements, au centre-ville. La nuit par contre, Non, je ne vends pas mon corps, je parie cependant sur mes performances à la course sur ma moto… Oui, je sais, c’est illégal, et c’est dangereux, je pourrais me tuer… Mais justement, c’est ça qui est génial… *sourire*

Faction (Est side, West Side, Police ou civil): Pour être tout à fait honnête, je me fiche un peu de ce qui se passe dans cette ville, avec la police, les deux criminels… Après tout, je ne joue pas vraiment dans les eaux d’aucun d’entre eux, pourquoi je m’en soucierais? Et de toute façon, je n’ai pas assez d’importance pour m’attirer leur attention… (Et c’est bien dommage…)

Plus grande peur & faiblesse personnelle: J’ai une peur chronique de la routine, et de la sédentarité. Enfin, c’est au sens large de la chose. J’aime bien mon petit appartement, et je ne compte pas vraiment le quitter. Ce que je voulais dire, c’est que je n’arrive pas à supporter un horaire fixe. Je travaille à temps partiel, ce n’est pas pour rien. Je déteste faire toujours la même chose, à chaque jour… Et c’est probablement pourquoi j’ai ce que mes proches appellent une violente attirance pour le danger, et les trucs que les personnes normales évitent, en général. Je me mets souvent dans de beaux draps, comme on dit.

Chose la plus précieuse à vos yeux: je pourrais vous dire ma moto, mais vous me placeriez dans la catégorie des motards. Je pourrais dire qu’il s’agit de ma garde-robe d’été, mais on dirait de moi que je suis matérialiste. Mais si je peux faire la course la nuit, et si je peux m’acheter ce que je veux le jour, c’est parce que j’ai la liberté de le faire. Je suis libre de faire ce que je veux… jusqu’à ce que je me fasse prendre, évidemment! Mais je n’y pense pas trop…

Armes & description des armes : Je possède certains… moyen de défenses, on va dire. D’une part, j’ai un pistolet neuf millimètres à cartouche. Il n’a rien de particulier. C’est une arme standard, qu’on peut se procurer n’importe où… Enfin, à peu près. Elle n’est pas modifiée, rien du tout. C’est… un pistolet. Vous comprendrez que je ne trimbale pas cette arme n’importe où. De toute façon, généralement, si j’ai à me battre, je me bats à main nue.

Je possède aussi un sabre Iatsu. Il s’agit d’un sabre à la lame pratiquement droite, à l’exception d’un demi-cercle près de la garde, ainsi qu’une diagonale, au bout de la lame. Elle est complètement noire, en acier inoxydable. Autour du manche, un cordage noir a été enroulé, ce qui facilite la préhension de l’arme. La lame mesure une cinquantaine de centimètre, et le manche, environ vingt centimètre.


Technique unique : Réflexes instinctifs.
Je possède un étrange talent qui se déclenche lorsque j’en ai besoin, c'est-à-dire lors des situations dangereuses pour ma personne. Lorsque le danger me guette, ma vision change. Je vois… pour ainsi dire, tout. Je vois les ailes d’une mouche en plein vol dans cet état. Je ne sais pas comment l’expliquer. Mais cette capacité me permet d’éviter des choses qui ne seraient pas nécessairement humainement possible. C’est très pratique, lors des courses, ou alors si je serais en train de me battre…

Technique secondaire 1 : Esquive.
Je ne suis pas la plus forte des femmes. Cependant, je suis une as pour éviter les coups. Bien sûr, je ne pense pas spécialement, lorsque j’esquive. Cela me vient de mes réflexes. Je n’ai rien à penser avant d’agir. Évidemment, j’ai mes faiblesses, et je ne vois pas tout venir, contrairement à lorsque je course. Disons que j’ai plus de facilité à esquiver qu’à bloquer.


Technique secondaire 2 : Moto strike
Je compte plus souvent sur la rapidité d’action, et la surprise. Ainsi, il est très pratique que mon sabre, ou plutôt son fourreau, soit intégré sur ma moto, et relativement facile d’accès. Je peux dégainer sans problème alors que je conduis, ou lorsque je suis arrêtée. L’idée dans cette technique, c’est de frapper avec le mouvement continu, de la lame dégainée. Je dois donc être rapide, et frapper fort.

Description psychologique (5 lignes minimum.):
On pourrait croire qu’il y a quelques incohérences dans ma personnalité, que je suis une personne contradictoire, ou quelque chose du genre. Ce n’est pas exactement le cas. Généralement, je suis une femme calme, ou du moins, c’est l’impression que je donne. Je suis émotive, certes, mais je réussis à garder une certaine objectivité. C’est surtout que j’arrive à passer par-dessus les émotions que je ressens, généralement. D’ailleurs, c’est ce que la plupart des gens font. Qui n’a pas rêvé de tuer la personne en face de nous juste parce que c’est un sombre crétin qui nous emmerde? Mais on ne le fait pas, et on endure, on se maquille une façade souriante, jusqu’à ce qu’il ait le dos tourné. Je crois être d’une certaine naïveté, dans un sens. J’ai toujours espérance que ce genre de personnes finiront par changer, et que la prochaine fois que je leur parlerai, peut-être qu’ils seront un peu moins con?

On m’a dit que j’avais des manières féminines. Je n’étais pas trop sûre de comprendre ce que la personne voulait dire, à cet instant. Puis, j’ai jeté un œil à ma chambre, et dans ma salle de bain encombré de divers champoings, mascaras, vernis, brillant à lèvres… Et j’ai tourné les yeux vers mon garde-robe, pour voir les vêtements que je porte généralement… Je n’ai pu qu’en rire, à ce moment. C’est vrai que je suis plutôt féminine, de ce point de vue. Il y a d’autres aspects qu’on associe à la féminité que j’apprécie beaucoup. Par exemple, on dit qu’il faut être une vraie femme pour apprécier la lingerie, les jupes et les robes. J’ai envie de répondre que, pour les porter, peut-être, mais pour l’apprécier… eh bien, vous demanderez aux milliers d’hommes qui adorent fixer de jolies jeunes filles en sous-vêtements à dentelle dans les magazines dit « pour homme ».

On associe aussi beaucoup le romantisme, ou plutôt l’amour du romantisme à la féminité. Ça, je dois dire que oui, je l’apprécie. J’aime être surprise par des attentions, qu’elles soient luxueuses ou non, ça ne me dérange pas. Les femmes qui croient que l’importance d’un cadeau se mesure à son prix ont tort. Je me fiche éperdument du prix payé. Et puis, un souper dans un restaurant chic, c’est redondant, et c’est loin d’être surprenant. TOUS les couples le font. Oui, bon, quelques fois, c’est bien. Mais il y a de quoi faire surprenant, dans la simplicité, aussi. Par exemple, la petite marche en amoureux dans le parc naturel de la montagne qui se transforme en escapade de batifolage alors qu’on sait qu’il y a des passants… Ça n’aura rien couté, et… C’est franchement plus amusant qu’un restaurant où tout est règlementé, strict, et où il faut parler tout bas.

Évidemment, ce n’est pas la seule chose que je trouve romantique, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Mais pour moi, un romantisme constant qui sera toujours pareil perd de sa valeur séduisante. Il faut dire, je n’ai jamais craché sur un bouquet de fleur qu’on m’offrait! Mais m’offrir une fleur de vanille en me faisant la blague sur mon surnom… ça commence à perdre de son effet.

J’ai une certaine peur de la routine et de l’engagement. Je n’ai rien contre le fait de partager ma vie avec quelqu’un d’autre. Ce qui m’énerve, c’est quand cette relation devient étouffante, et que j’ai l’impression d’être enchainée. Je suis généralement fidèle, si je suis en couple. Après tout, je ne couche pas avec n’importe qui. C’est bien la seule chose pour laquelle je pense avant d’agir. Mais les relations à long termes, ou trop stables me font fuir. Je parle beaucoup du couple, parce qu’il y a une différence avec les relations amicales. Je ne partage pas ma vie au grand complet avec mes proches. On m’a déjà dit que j’étais distante, avec les gens. J’ai besoin d’espace, voilà tout.

Une autre manière typiquement féminine serait un dédain pour l’idée de me salir. C’est plus ou moins vrai, compte tenu du fait que je fais souvent mumuse avec ma moto, et je me retrouve alors les mains pleines d’huiles, et autres choses salissantes. Mais quand je suis sur mon engin, je suis habillée en conséquence. Vieux pantalon, vieux chemisier, aucun maquillage… Quand je suis habillée pour sortir, par contre, c’est une autre histoire. Trouver des tâches sur sa robe favorite, c’est quelque chose de complètement fâchant. En bref, on peut dire que je n’aime pas me salir pour rien.

Vous l’aurez sûrement comprit, j’aime être le centre d’attention. J’aime être le centre du monde de la personne qui partage ma vie, même si, dans un sens, nous pourrions nous quitter le jour suivant et ne plus jamais nous revoir. J’aime beaucoup quand un homme se met à me courtiser, à me faire des compliments, et à tenter sa chance. Même si je ne suis pas intéressée, c’est quelque chose que j’adore. On peut dire que je m’amuse à leur dépends. Comme je l’ai dit, je ne couche pas à gauche à droite. Certes, je cherche de nouvelles expériences, mais pas à n’importe quel prix.

Je suis plutôt soucieuse de mon image. J’aime être belle, séduisante, sexy. Ou plutôt, j’aime me sentir belle. Je ne porte pas un masque de maquillage, cependant. Après tout, le maquillage est fait pour rehausser la beauté de la femme, pas pour la camoufler. Et puis, pour être tout à fait honnête, cette image n’est que pour moi. Si je porte des robes décolletées, ou une jupe courte, ce ne sera certainement pas pour entendre les commentaires des autres. Je le fais pour moi, parce que l’image que je vois dans le miroir en me voyant habillée de la sorte me plait. Évidemment, j’apprécie lorsque je plais aux autres, mais comme on ne peut pas plaire à tout le monde…

Vous l’aurez compris. J’aime les robes. Je dois en avoir une cinquantaine, chacune avec sa particularité. Des courtes, des longues, des rouges, des bleues, des complexes, des simples… Et ça n’est que pour les robes! Je dois avoir tout autant de jupes, de shorts, de pantalons… Inutile de vous dire que lorsque je déménage, j’ai énormément de vêtements à trimballer. Et ça ne compte pas les débardeurs, cardigans, chemisiers, et autre! Ni les sous-vêtements, d’ailleurs. Je ne suis pas exactement une acheteuse compulsive, étant donné que je ne regrette presque jamais mes achats. Mais, c’est vrai, j’ai beaucoup de vêtements, et je n’en aurais probablement pas besoin d’autant. Mais j’ai du choix, et je peux trouver exactement ce que je veux à chaque fois que je regarde dans mon garde-robe, dans mon armoire, ou dans mes tiroirs.

Lorsque je vois un beau vêtement qui me plait, je l’achète, généralement. Je ne pense pas beaucoup avant d’agir. Je suis ce qu’on pourrait appeler une fonceuse. J’ai un besoin fou d’adrénaline. J’agis sur des coups de têtes, je vis au jour le jour. Ce n’est pas pour rien que je fais de la course de rue, la nuit. Le danger de la route, les autres participants, le parcours non déterminé, le risque de se faire prendre… À chaque fois, j’en ai des frissons. Je deviens euphorique. On me dit imprudente, et irréfléchie, ce qui ne serait pas complètement faux. Je ne peux pas nier la vérité à ce sujet. Je n’ai jamais pensé aux conséquences de mes actes, ce qui m’a parfois attiré des ennuis. Mais ces ennuis sont un risque minime comparativement à la sensation que je ressens tout au long de l’expérience…

Une autre particularité évidente à mon sujet est que je suis bien sûr une femme qui aime être au milieu de l’action. Je n’aime pas être arrêtée, ou alors le moins possible. Je ne suis pas très studieuse, même si j’ai eu des notes plutôt bonne, pour une… « Fille comme moi ». Le truc, c’est que je ne peux pas rester assise à lire un livre, ou écouter la télé. Il m’arrive bien sûr de lire une revue, ou un magazine en mangeant ou en buvant quelque chose. Je suis une fille active. Il n’y a que quand je dors que je peux rester immobile, et encore, ce n’est pas ce que le témoignage des quelques personnes avec qui j’ai partagé mon lit.

La dernière chose particulière à mon sujet serait probablement ce que certains appellent mon addiction au sucre. Il est vrai de dire que je suis une femme qui apprécie beaucoup les gouts sucrés. Et je ne parle pas uniquement des sucreries. J’aime évidemment les bonbons, mais j’aime les jus de fruits, les fruits en général, les desserts… Généralement, quand je prépare quelque chose de sucré, il y aura probablement autant de fruits que de gâteau. J’ai toujours quelque chose de sucré, lorsque je travail, ou simplement lorsque je suis en déplacement. Lors de mes courses, c’est un peu plus compliqué, mais je trouve un moyen de me sustenter, d’une façon ou d’une autre. Effectivement, on peut dire que j’ai quelques addictions. Le sucre, et l’adrénaline. Certains passent leur argent sur la drogue et l’alcool, moi sur ma moto et mes aliments sucrés. Enfin, certes, je bois aussi, comme la plupart des gens. Cependant, ce sera en cocktail, et autres… Ce qui n’est pas nécessairement mieux, après tout…


Description physique (5 lignes minimum.):
Je crois pouvoir me considérer comme étant une jolie fille sans passer pour une femme prétentieuse. Je crois avoir ce qu’il faut pour faire tourner les têtes. Que ce soit par mon accoutrement bien souvent provocant, ou par mon corps en lui-même, j’ai souvent vu les gens me lancer des regards disons… avec un éclat de luxure dans les yeux.

Comme je l’ai dit, j’aime être belle, sexy. Cela se voit, avec ma combinaison, lors des courses. Il s’agit d’une combinaison en latex bien moulante, épousant parfaitement le corps. C’est presque une deuxième peau, en fait. Elle est mauve, avec de nombreux motifs roses. Il s’agit en fait de découpage dans la combinaison, et on a ensuite recousu ces motifs aux niveaux des ouvertures. Il y a une jolie étoile rose sur ma fesse gauche, et plusieurs petites étoiles du même genre sur ma cuisse. Le même genre d’étoile se retrouve sur mes gants, d’un rose beaucoup plus pale. Dans cette combinaison, je porte de longues bottes mauves, de la même couleur que ma combinaison, en fait. Elles ont aussi un talon surélevé, mais qui n’est bien sûr pas un talon aiguille. Il est plutôt épais, et surélevé de trois centimètres, environ. Autrement, je crois que j’aurais du mal à courser. Il y a une fermeture éclair sur le devant, qui va de mon cou jusque… disons, entre mes jambes. Sous cette combinaison, je ne porte pratiquement rien, autrement je mourrais de chaleur. Je suis généralement en sous-vêtements, voir même sans soutien-gorge. Pour ce qui est du sous-vêtement, il s’agit généralement de quelque chose de très léger, et de très mince. Comme je l’ai dit, il fait très chaud, dans ces combinaisons. Et puis, comme je l’ai dit, j’aime me sentir sexy, et provoquer les autres est quelque chose que j’apprécie. Je crois que les hommes ne me contrediront pas, il s’agit de quelque chose de plutôt sexy, lorsqu’une femme commence à détacher sa fermeture éclair, dévoilant peu à peu le manque flagrant de soutien-gorge. J’adore porter cette combinaison. Cependant, lorsqu’il s’agit de la retirer, je donne au mot colère toute sa signification.

Je ne porte pas cette combinaison en permanence, bien entendu. Lorsque je ne suis pas en course, je porte généralement… soit un short ou un pantalon moulant, soit une jupe ou une robe courte. Les couleurs varient. J’ai tellement de vêtements, il serait difficile de tous les décrire en détail.

Et bien sûr vous ne voulez pas que je vous parle de mes vêtements, n’est-ce pas? Ce qui vous intéresse, c’est mon corps! Alors allons de haut en bas. Mes cheveux sont d’un blond presque blanc… comme une fleur de vanille. Je les porte généralement avec un toupet sur le devant, avec mon visage encadré entre deux mèches plus longues. Pour l’arrière, je porte soit un serres têtes ce qui ramène mes cheveux vers l’arrière lorsque je les laisse détachés, mais plus communément encore, je les attache en une queue de cheval. Comme mes cheveux sont très longs, à l’arrière, c’est la coiffure que je choisis le plus souvent, puisque je n’aime pas qu’ils me gênent.

Pour ce qui est de mon visage, on dit que j’ai un visage fin, taillé avec précision. Je ne contredirai pas les compliments. Mes lèvres sont roses, plutôt minces. Il m’arrive souvent de leur mettre du brillant à lèvre. Pour ce qui est de mes yeux, ils sont… grands. Je ne peux nier que j’ai de grands yeux. Ils ont la couleur de l’émeraude, ce qui n’est pas pour me déplaire non plus. On dit que j’ai des yeux brillants, pétillants.

J’ai une poitrine disons, volumineuse. Elle n’est pas gigantesque ou encombrante, loin de là. Mais disons que j’ai de quoi remplir les bonnets de mes soutiens-gorge. Il faut dire, ce n’est pas que ma poitrine est si grosse. Simplement, je suis une femme plutôt mince. Pour la taille que j’ai, mes deux atouts sont plutôt bien en chair. Il en va de même pour mon fessier. J’ai la chance d’être bien proportionnée. J’en profite avec les tenues que j’apprécie.

Je ne suis certainement pas la plus grande des femmes. Je suis peut-être même un peu petite, il faut dire. Mais il parait que les hommes n’aiment pas les femmes trop grande, n’est-ce pas? Je n’ai pas exactement de complexe en rapport avec ma taille. Pourquoi en aurais-je, après tout? Je me considère comme étant une jolie fille. Et ceux qui ne sont pas d’accord n’auront qu’à regarder ailleurs.


Histoire du personnage (10 lignes minimum):
Commençons donc par le commencement, voulez-vous? Ma vie n’avait absolument rien d’extraordinaire, jusqu’au jour où je m’apprêtais à terminer mes études secondaires. À l’époque, j’étais encore bien loin d’Héliopolis. Mais c’est dans ma petite ville sans envergure que j’ai fait ma première rencontre avec mon futur métier. Enfin, ce n’est pas ce que j’ai pensé au départ, lorsque j’ai vu les deux motos foncer vers moi à une vitesse folle. Disons que je croyais plutôt que mon heure était venue. Puis, il s’est passé quelque chose d’étrange, dont je ne me rappelle plus en détails. On me dira qu’un évènement comme celui-ci, ça ne s’oublie pas, mais c’était si flou que je n’ai pu garder que de vagues souvenirs.

Je me rappelle avoir fermé les yeux une secondes, puis les avoir rouverts. Puis… Tout ce que je voyais semblait… ralenti, moi y comprit. Mais ce léger changement dans ma vue me permit d’éviter la catastrophe. Je n’avais même pas réalisé ce qui se passait que j’étais de retour sur le trottoir, à fixer l’une des deux motos percuter la façade d’une maison. Mon cœur battait à la chamade, je suais à grosse goutte, dans mon habit d’écolière déjà trop petit pour le buste que je possédais à l’époque (et que je possède toujours). Malgré la peur que j’avais ressentie, je ressentais quelque chose de bien plus étrange, au fond de moi, pour ce genre de situations. Je me mise à rire. Ce n’était pas un rire de nervosité. Je ne l’étais déjà plus. La situation m’avait… plu. Quelle sensation avais-je ressenti! C’était une espèce d’euphorie, doublé d’un sentiment d’extase complète, j’avais l’impression qu’il s’agissait de la seule fois où j’avais pu expérimenter ce qu’on appelle le vrai bonheur. Assise sur le trottoir, je me mis enfin à me calmer, voyant les voisins arriver pour regarder ce qui arrivait, et me demander si tout allait bien. Comme ils pouvaient tous se tromper, de croire que j’allais mal! Quelques minutes plus tard, je repartais à la course vers la maison de mes parents, où je m’enfermai dans ma chambre, essayant de repasser le plus fidèlement possible les évènements que je venais de vivre. Malheureusement, rien n’y fit. J’avais perdu cette sensation quelques minutes après l’incident. Mais comment allais-je pouvoir être heureuse d’une quelconque autre façon, après avoir connu un tel bonheur? Oui bien sûr, la vie est remplie de petits plaisirs, mais rien d’aussi intense! Je n’ai pas dormi de la nuit, ce jour-là. J’étais couchée sur le dos, à fixer le plafond, un sourire béat sur le visage. Je devais retrouver cette sensation. Sur le coup, je ne réalisais pas qu’il s’agissait en fait de l’accident en tant que tel. Je ne comprenais pas ce qui m’avait fait me sentir ainsi. Je me suis mis à arrêter d’y penser quelques jours plus tard. Enfin, j’essayais de ne plus y penser. On n’oublie jamais quelque chose d’aussi fort.

Sans trop m’en rendre compte, mes traversées de rues étaient de plus en plus dangereuses, pour moi et pour les conducteurs. C’est d’ailleurs en risquant à nouveau de me faire tuer par une moto que j’ai rencontré une certaine personne qui illuminerait ma vie pendant un moment.

Je me suis placé devant la moto qui fonçait vers moi. Bien sûr, la personne ne respectait pas la limite permise. Puis, la même sensation est revenue. Les mêmes visions étranges du monde au ralenti. J’ai réussi à éviter la moto, mais de justesse. Je suis alors tombé au milieu de la rue. Cette fois, le conducteur n’avait pas continué sa route pour percuter une maison. Il avait réussi à manœuvrer, et à revenir. Comme il ne m’avait pas vu, il croyait être le fautif, et il est alors venu pour s’excuser, me demander si j’allais bien, et tout le tralala habituel…

Il a retiré son casque. Il était beau. Plus vieux que moi, mais beau tout de même. J’étais à nouveau dans cette sensation d’euphorie étrange, comme la première fois. Je contenais mes rires, et mon envie de m’étendre sur le sol, pour profiter au maximum de cette sensation. Mais cette fois, c’était différent. Il y avait quelqu’un, qui se souciait de moi réellement. Enfin, c’est l’impression qu’il me donna. Il appela une ambulance, et discuta avec l’ambulancier pendant un bon moment. Je le regardais tout au long de cet échange verbal. Sur le coup, j’ai eu une réaction complètement pittoresque. Et si c’était lui, qui m’avait fait cet effet? Si c’était lui, la cause de ce bonheur?

Étrangement, je le vis souvent, par la suite. Pas toujours sur la route, bien sûr. Dans les magasins, dans les rues… Et à chaque fois que je le voyais, il me rappelait cette sensation. C’était évident, maintenant! Il devait en être la cause, n’est-ce pas? Eh bien… c’est ce que j’ai cru.

Ce fut le premier homme avec qui j’ai eu une relation. Une vraie relation. Je ne parle pas d’un type qu’on embrasse sur la joue dans la cours de récré. Non, j’allais chez lui presque tous les soirs. Il ne venait jamais, bien sûr. J’avais quinze ans, et lui vingt. Mes parents ne l’auraient pas toléré. Alors j’allais chez lui. Et ce fut aussi lui qui me donna mes premières… expériences charnelles, disons-le ainsi. Nous ne faisions pas toujours des trucs aussi banals, cependant. Parfois, il me passait un casque, et nous partions sur les routes, en moto. Il était loin d’être prudent, même avec une enfant à son bord. Ainsi, à chaque fois ou presque que je le voyais, la sensation d’euphorie que j’associais à sa présence, mais qui venait plutôt du danger en lui-même revenait. Nous avons passé un an, ainsi, à le faire sans que personne d’autre que nous ne le sache. Puis, lorsque j’ai eu mes seize ans, eh bien…

Eh bien, mes parents n’étaient pas des idiots. Ils le savaient depuis un moment, que je fréquentais un homme disons, plus vieux. Étant plus ou moins d’accord avec cette idée, ils l’ont cependant beaucoup mieux prit que je ne l’aurais cru. Ils l’ont invité pour un souper. Comme toutes les jeunes adolescentes, j’étais nerveuse que mes parents rencontrent celui avec qui je ne faisais pas seulement passer de longues heures de mes soirées. Cette fois, l’euphorie n’y était pas. Il n’y avait qu’une nervosité purement enfantine.

Le souper se déroula sans encombre. Enfin, mes parents lui dirent qu’ils espéraient grandement que je termine mes études avant de possiblement emménager avec lui. Moi qui n’avais jamais pensé à cela. Les parents pensent parfois à des choses complètement démentes!

Et pourtant. Cet homme me fit encore l’effet qu’il me faisait pendant une année entière encore. Lorsque mon secondaire fut terminé, il me proposa d’habiter avec lui. C’était dans la même ville que mes parents, après tout. Qu’avais-je à perdre?

Et c’est à partir de mes dix-sept ans que je vécu avec cet homme. Son travail était suffisamment payant pour nous faire vivre tous les deux, alors je restais à la maison, à faire… ce qu’une femme sans travail fait dans une maison, je suppose. Mais très vite, cette routine me donna envie de mourir. Et très vite, mon homme le remarqua. Il se mit à agrémenter nos soirées de surprises quelconques. Parfois il s’agissait d’un cadeau, parfois une balade… Il avait toujours quelque chose à me proposer pour rallumer la flamme que je perdais peu à peu, en dépit de ses efforts. Bientôt, il ne restait que des braises.

Une nouvelle année passa. Plus elle passait, et plus cet homme avec qui je partageais ma vie devenait important, dans sa compagnie. Plus il devenait rigide, moins il prenait de risque. Le soir, plus questions de prendre la belle moto qu’il venait tout juste d’acheter parce qu’il le pouvait, oh non. Et si quelqu’un la volait? Et si on la brisait avec nos vêtements? Alors nos soirées se résumaient à regarder la télé, chacun dans notre fauteuil. D’ailleurs, le miens était marqué d’une longue griffure, que j’avais entretenue pendant toute l’année qui allait suivre. D’ailleurs, tous les lieux où j’avais l’habitude d’être possédaient cet élément. Et l’ongle de mon index était curieusement toujours abimé. Peut-être y avait-il un lien à faire?

Eh bien mon homme ne le fit jamais. Il se demandait si nous n’avions peut-être pas des termites qui ne prenaient bizarrement que les lieux où je m’asseyais souvent. En regardant mon index, il me dit que je devrais faire plus attention à moi, et que je devrais peut-être prendre un rendez-vous pour me faire faire une manucure. À ce moment, je me mis à penser que cet homme s’abrutissait peut-être avec l’âge.

Je pris un emploi comme barmaid, quelques mois après sa promotion. Je ne supportais plus d’être chez lui, avec lui, dans toute sa routine, son horaire… Et je crois que cet aspect transparaissait dans ce que je disais. Forcément, puisqu’une amie que je m’étais fait sur le lieu de travail commença à faire beaucoup de plaisanteries insistantes sur ce sujet. Plaisanteries auxquelles je répondais toujours avec un énorme éclat de rire témoin de la terrible situation d’ennui où j’étais. Et plus je riais, plus elle aimait en faire. Et plus elle en faisait… plus on se rapprochait.

Puis, je me mis à réaliser que je n’étais probablement pas complètement hétérosexuelle! Qui l’eut cru! Et elle non plus, d’ailleurs. Cependant, elle était pleinement satisfaite avec l’homme de sa vie. Par contre, les deux avaient des tendances à… apprécier la liberté. Vous savez, on raconte que le couple est une chaine qui vous retient. Eh bien eux, ils avaient des chaines très, très longue. Ils n’habitaient pas ensemble, voyait qui ils voulaient quand ils voulaient… Et la proposition d’unir nos deux couples se fit plus rapidement que je ne l’aurais cru. Pas trop rapidement non plus, j’eus tout le loisir de passer du temps avec les deux libertaires. Et pour tout avouer, les deux me faisaient un effet que mon homme ne me faisait plus… La liberté qui les unissait, alors qu’elle aurait séparé tous les autres… Ça avait quelque chose d’attirant.

Puis, un soir, ils me demandèrent de le proposer à mon homme. Sur le coup, je n’étais pas sûr. Mais après une semaine à supporter à nouveau sa routine, je ne pu me retenir. Alors que nous étions à nouveau en train d’écouter la télé, je me mis à parler de sexualité, d’union libre… lui laissant l’occasion de se douter de ce que je voulais dire. Et forcément, il ne comprit absolument rien. Je dus lui dire explicitement la proposition que j’avais eue de la part de ma copine. Et il me répondit la plus belle réponse qu’une femme normalement constituée, souhaitant un mariage heureux, puisse rêver.

Bien sûr que non, qu’il ne désirait pas d’autres femmes! J’étais la seule qu’il aimait! Pas besoin d’autres personnes! Mais non! Il savait que la plupart des hommes aimaient ce genre de plans, mais lui, c’était un surhomme! Un grand saint, capable de maitriser la bête qui se cachait dans son pantalon!

Il ne réalisait pas. Il ne réalisait pas, ou il le faisait exprès. Ou alors il n’y avait que lui qui comptait dans sa vie. Je me redressai d’un coup, le regard noir, criant que moi, j’avais envie d’essayer quelque chose de nouveau, qu’il était temps qu’on trouve quelque chose ensemble qui nous sortirait de cette routine, de cette platitude de vie bien rangée. Je lui parlai de sa moto, de nos balades d’autrefois, des cadeaux que nous nous faisions à l’occasion, sans raison. Je lui demandai pourquoi tout ça avait changé.

Il me répondit qu’il n’avait plus le temps. Plus. Le. Temps. Il faut se coucher tôt. Trop dangereux. Pas le temps.

J’ai hurlé en levant mes bras au ciel. Je me mis à lui crier que c’était parfais, s’il ne voulait plus de cette vie, que je la prendrais moi-même. Après tout, j’avais une moto à moi, que je payais avec mon emploi. Je pris mes clés et mon casque sous ses protestations et ses menaces de me laisser si je partais. Je me rappelle m’être retournée, et avoir dit d’un ton calme « Alors trouves toi une autre cruche qui supportera ta platitude. »

Je suis partie avec ma moto. J’allais beaucoup trop vite pour les rues où j’étais. Il faisait sombre, on n’y voyait presque rien. Et pourtant, je réussissais toujours à éviter les obstacles que je voyais à la dernière minute. En temps normal, me rende à ma destination me prenait environ trente minute. Ça m’en avait pris la moitié, cette nuit-là.

En montant les marches qui menaient à l’appartement de l’amie que je m’étais faite, je me mis à penser que je n’aurais peut-être pas dû lui dire ça de cette façon. Après tout, je le connaissais. Il me rendrait cet affront. Le lendemain, je pouvais être sûr de trouver toutes mes possessions dans des sacs poubelles au coin de la rue.

Mon amie m’ouvrit la porte. Elle avait un grand sourire, qui disparut lorsqu’elle remarqua mon air. C’est avec elle que je passai la nuit, ce soir-là. Nous n’avons pas fait grand-chose d’intéressant. Pour être honnête, l’idée d’un plan à quatre ne me faisait pas une si grande envie. C’était l’idée de changer un peu, qui m’avait plu.

Comme je l’avais prédit, lorsque je revins à la maison de l’homme qui ne partageait plus ma vie, mes affaires étaient aux chemins, mais j’avais fait une erreur. Il ne les avait pas mis dans des sacs poubelles. Toutes mes possessions se trouvaient dans divers bac, brisé, déchirés, en morceaux. Eh bien au moins, j’avais raison à ce sujet! Je pouvais maintenant partir, en sachant que j’avais eu raison… Il n’empêche que le fait de presque tout perdre de cette façon m’ennuyait royalement. Enfin. Au moins, maintenant, j’étais sûre que rien ne pourrait nous remettre ensemble.

Je passai mon chemin, pour retourner chez mon amie. Je pris la peine de lui expliquer la situation, et elle m’offrit de demeurer temporairement chez elle, le temps que je trouve un autre domicile. Et puis, je lui payais le loyer avec mon emploi. Nous arrivions très bien, ensemble. Son copain venait souvent la voir, cependant, ce qui… me laissait un peu froide. Ce n’était pas de la jalousie, ou du moins, pas la peur de perdre cette amie dans les bras de cet homme. La vérité, c’est que leur proposition, même si je l’avais accepté plus pour briser ma routine, ne me déplaisait pas tant que ça. Et maintenant, j’étais célibataire! Qu’avais-je à perdre?

Ainsi, un soir, je me mis à faire à mon tour des avances à mon amie. En fait, elle en faisait toujours, avec moi. Je me laissais prendre au jeu. Beaucoup plus qu’à mon habitude. Elle eut tôt fait de remarquer que j’étais beaucoup moins… « Coincée ». Puis, l’évènement survint. Un évènement qui confirmait bien mes pensées ; je n’étais pas complètement hétérosexuelle.

Bref, je vous épargne les détails de cette… expériences. Je me suis laissée guider par elle, et… C’était loin d’être déplaisant, pour tout dire! Je me suis réveillée entrelacé dans ses bras et ses jambes. En fait, presque chaque soir, c’est ce qui se passait. Pendant presque deux semaines. Son copain était… Ailleurs, en voyage d’affaire. Et le plus drôle, c’est qu’il était au courant de toute l’histoire. Mon amie me dit un soir qu’il avait ô combien envie de se joindre à nous. Et puis, moi, j’étais toujours à la recherche de nouvelles expériences… Alors pourquoi pas?

Et ce fut effectivement une nouvelle expérience! Pour être honnête, je n’étais pas très à l’aise, au départ. Je me suis laissée… guider, par ces deux, disons, mentors. J’appréciai chaque moment passé avec ce couple. Mais il manquait quelque chose, que je n’arrivais pas à retrouver. Cette euphorie, que j’avais ressentie, quatre ans plus tôt…

Un soir où j’allais travailler, sur ma moto, j’attendais à un feu rouge. À côté de moi, une autre moto. Je ne voyais pas le visage de l’autre, mais il me fixait, à travers sa visière. Et il s’en donnait à cœur joie avec le bruit qu’il faisait. Il tentait de me provoquer. Pour faire la course, sans doute. Je tournai la tête vers lui. Lui non plus, ne voyait pas mon visage, mais j’étais souriante. J’avais envie de courser. De faire une folie, à nouveau. Nos deux têtes se sont retournées vers la lumière, qui allait changer d’un instant à l’autre. Puis, elle changea.

Et cette course improvisée commença. Nous nous sommes pourchassé longtemps à travers les rues, brûlant les stops et les feux, causant plusieurs accidents, arrivant toujours à nous en sortir. Et bientôt, les autorités sont arrivées, pour nous arrêter. Ils étaient derrière nous. Devant, il y avait un grand camion, ou plutôt ce qu’on appelle un train routier. Bizarrement, nous n’étions pas les seuls à faire des folies ce soir. Deux voitures passèrent devant le train routier, qui dévia sa route… vers nous. Mon adversaire s’arrêta, et rebroussa chemin. Il ne fallut pas longtemps aux agents de la paix pour l’attraper.

Quant à moi… Eh bien, Vous vous rappelez, cette sensation que je ressens quand je suis en danger? Je commençais à croire que c’était une histoire d’instinct… Puisque je me mis à voir le camion arriver vers moi dans une espèce de ralenti. Mes yeux allaient de gauche à droite à une vitesse folle, cherchant une issue. Une autre personne serait probablement morte, happée par le poids lourd devant moi. Mais… Moi je ne suis pas n’importe qui, et je vis quelque chose que tous n’aurait pas vu. Il y avait une issus. Une minuscule chance de la traverser, mais ce serait une question de timing. Il ne me restait d’ailleurs que très peu de temps pour l’atteindre. J’accélérai. Je me penchai sur ma moto, et alors que je me demandais ce que je faisais, je me penchai sur la droite. Je fonçais directement entre les roues du train routier. Pour une obscure raison, j’avais fermé les yeux. Je les ouvris deux secondes plus tard, alors que je me trouvais de l’autre côté, toujours à rouler sur ma moto à travers les rues… En vie.

Comment j’avais réussi, je ne le savais pas. Mais je l’avais fait. Et par le fait même, j’avais probablement gagné la course, n’est-ce pas? Car oui! Je vous jure, ce fut la pensée qui me traversa l’esprit après avoir réalisé que j’avais traversé la catastrophe en étant toujours en vie. Et ensuite, je me dis que je m’étais beaucoup éloigné de mon lieu de travail. Et lorsque je fixai mes yeux sur l’une des horloges de la ville, je me dis qu’il était déjà beaucoup trop tard pour que je rentre au travail. Cependant, je décidai tout de même de donner un coup de fil à mon patron… Qui m’expliqua qu’il se fichait de l’heure à laquelle j’arrivais, tant que j’arrivais en vie, parce qu’apparemment, deux énergumènes à motos venaient de causer un véritable chaos dans la ville. Eh bien! Je n’y aurais jamais cru…

Au bout d’une année à tout partager avec un couple, je me mis à penser que je devais peut-être partir de cette ville. J’avais coupé les ponts avec ma famille, avec mon ex, avec ma vie d’autrefois. J’en parlai avec eux, un soir. Et forcément, ils me dirent de foncer vers mes buts, rêves, peu importe. Et évidemment, je serais toujours la bienvenue chez eux si je décidais de revenir. Parfois, avoir un peu de planification, ça peut aider.

Un mois plus tard, je ne travaillais plus, et je ne possédais que ma moto, et quelques vêtements. Je m’étais fait faire une combinaison par un couturier amateur. C’est lui qui se donnait ce titre. Personnellement, j’ai bien cru qu’il était bien trop modeste. Car cette combinaison était la plus belle que j’avais vue. Je pris la route munie d’un sac, et d’une arme à feu, cadeau du couple avec qui j’avais vécu pendant une année. Pour l’argent, je trouverais bien en chemin…

Et quand je dis trouver, je veux dire que j’ai réussi. Le long des routes, j’ai rejoint un groupe de motards, qui s’amusait à faire la course, et à faire des paries sur les courses. Je me joignis donc à eux. Ils étaient persuadés que je ne serais capable de rien… et pourtant. Ils m’apprécièrent, finalement, voyant que j’étais très téméraire. Mon penchant pour le sucre me value le surnom de Vanille. Et bientôt, les gens oublièrent que je m’appelais Vanessa, au départ. On m’appelait Van, Vanille, et parfois petit sucre. Le dernier ne m’as jamais plus, et je préfère l’oublier.

Tout compte fait, avec eux, je me fis beaucoup plus d’argent que prévu. Puis, après quelques semaines, peut-être quelques mois, je partie seule, dans une ville voisine à ma ville natale. J’avais entendu parler d’une grande ville. Enfin, tout le monde connaissait Héliopolis. Cependant, je ne savais pas qu’elle était aussi… souillée. On parlait de la capitale de la corruption. Sujet plutôt intéressant, mais ce qui attira mon attention, se fut la mention des routes dangereuses, et des courses clandestines organisés sur… les autoroutes.

Des courses sur les autoroutes. Ce devait être horriblement dangereux. Autant pour les coureurs que pour les gens normaux. J’en eus des frissons justes d’y penser. Je voulais aller à Héliopolis, voire de mes propre yeux ce qu’était ces courses, là-bas. Et c’est ainsi que je vendis ma moto. Qu’importe, j’en achèterais bien une autre. Je pris un billet d’avion pour Héliopolis, puis… Eh bien, plus jamais je ne quitterai cette ville.

Je me pris un appartement du centre-ville. Appartement étant un mot bien péjoratif. Il s’agissait en fait d’un grand loft. J’avais accumulé suffisamment d’argent pour pouvoir me payer une telle demeure. Je pris un emploi à temps partiel dans une boutique de vêtements. Le reste du temps… Je m’étais lié d’une amitié d’intérêt avec un mécanicien. Avec lui, j’ai monté une moto hors du commun. Elle était très semblable aux motos de courses normales. Presque rien ne les différenciaient, mis à part la couleur rose bonbon qui la recouvrait. Mon mécanicien, qui m’appréciait beaucoup plus qu’il ne le laissait paraitre, avait même installé un fourreau, et une lame, mon sabre Iatsu, sur le côté de l’engin. Il ne paraissait pas du tout, et semblait faire partie intégrante du mécanisme. Jamais je ne remercierai assez cet homme… Mais il s’agit déjà du passé.

J’avais vingt-et-un ans, lorsque tous mes préparatifs étaient enfin terminés. Peu à peu, je me suis mise à reprendre les courses, et les paries. Et effectivement, Héliopolis se révéla être une ville où je pouvais vivre pleinement. La sensation d’euphorie que je sentais dans ma ville natale n’était rien comparée à ce que je ressentais ici. Et même après une année… Je ne peux toujours pas me passer de cet endroit.

***
Je me levai, complètement endormie. Mais qui pouvait bien cogner à ma porte à une heure pareille? Il était tard, même pour moi!... à moins qu’il soit de bonne heure. Normalement, lorsque la nuit se termine, on dit qu’il est tôt. Je me redressai donc, et d’un pas lent, je me dirigeai vers l’escalier menant au salon de mon loft. Les coups sur ma porte se firent de plus en plus insistants.

« Oui, oui, j’arrive… Oh, mais… j’espère que c’est important… »

Dehors, il faisait nuit noir. Les lampadaires illuminaient le sol, mais c’était tout. D’énormes nuages cachaient la lune. Et de toute façon, la pollution lumineuse empêchait de voir quoi que ce soit.

Mes pas me guidèrent sans hâte vers la porte, mais les coups se firent toujours plus fort, me forçant à me dépêcher.

« Oui! Oui! J’arrive! J’arrive! C’est pas la peine d’enfoncer ma porte! Bon sang… »

J’ouvris finalement. Il s’agissait d’un homme. Il était armé, et il semblait légèrement paniqué. Je le parcouru des yeux de haut en bas, puis je remarquai la petite forme à ses côtés. Une minuscule petite fille. Je reportai mon attention sur ses yeux. Je m’apprêtais à dire quelque chose, mais il me coupa.

« C’est votre jour de chance! Vous venez de tomber mère à temps partiel! Maintenant, couchez-vous! »

Je n’eus pas le temps de rien dire qu’il se jetait sur moi, pour me retenir au sol, alors que des sifflements parcouraient mon loft. Il s’agissait bien sûr de balles. On lui tirait dessus. Et moi, j’étais prise dans toute cette pagaille. Pour être honnête, à cet instant, je ne savais pas si je devais être heureuse ou paniquée. Alors qu’il tirait sur les hommes qui tentaient peu à peu d’entrer pour nous transformer en passoires, je me dis qu’Héliopolis était une ville remplie de surprise…

Par exemple, l'énorme arme qu'il venait de sortir. J'avais les yeux grand ouvert en le fixant. Je tentai de le dire suffisamment fort pour qu'il puisse m'entendre.

"... Wow. Il est vraiment très gros..."

Il prit la peine de se tourner vers moi, en m'offrant un joli sourire.

"Je sais... Toutes les femmes me le disent."


De qui ou d'où avez-vous connu le forum? Un petit oiseau m’a dit…

---
Désirez-vous une demeure particulière sur le forum? Oui

Lieux où se trouvera la demeure : appartements

Courte description de la demeure: Le loft où Vanille réside. Demeure plutôt luxueuse, et bien sûr, couteuse, en dépit de son emplacement. Il est principalement composé d'un grand salon, et d'une cuisine, le tout relié, sans aucun mur entre les deux. Il y a un étage, avec une chambre, ainsi qu'une salle de bain.

_________________
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Kaze White
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MessageSujet: Re: Avec un soupçon de vanille   Mer 5 Mar - 4:13

Probablement l'une des histoires les plus longues et les plus riches qu'il m'a été donné de lire sur un forum! Très belle fiche et très bon travail. Sans plus attendre je te valide donc! Bienvenue à toi en tant que première membre sur cette nouvelle version du forum!

Sur ce... Bon jeu!
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Avec un soupçon de vanille
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